文楽 Ce mois-ci j’ai eu le privilège de travailler pour la 3ème fois avec mes amis du Bunraku. Ma première rencontre fut inoubliable. Une tournée en Hongrie et en Espagne, truffée d’embûches insolites vite installèrent une solidarité, un enthousiasme partagé et au final forgèrent de belles amitiés.
Cette année c’est à la Maison de la culture du Japon à Paris et à la Cité de la danse et de la musique à Strasbourg qu’ont eu lieu les représentations. Mon travail : régisseur et coordinateur technique. Un travail très enrichissant car les artisans charpentier qui s’occupent des décors pour le Bunraku ( Kansai Butai) ont une culture de travail totalement différente des machinos et electros intermittents français. Pourtant les liens se tissent, les ponts se fondent et au final chacun y trouve son lot de satisfaction et émotions. Les techniciens du Kansai-Butai ont d’ailleurs toujours des petits cadeaux charmants sous le coude qu’ils ne manquent pas de remettre à leurs frères de vocation. Bouteille de Sake, T-shirt, Porte-clé fait à la main, calendriers, cartes postales sans oublier une dose de junk food bien japonais…
Cette fois-ci la grande découverte fut Strasbourg car aucun des membre de la troupe ni du Kansai Butai n'y avait mis les pieds auparavant.

Je profitais de cette occasion pour emmener les 3 membres du Kansai Butai à Niedermorschwihr pour y rencontrer une femme remarquable dédiée à sa passion, Christine Ferber. Une rencontre insolite entre deux nationalités, deux métiers totalement différents et pourtant qui ont beaucoup de points en commun. Un amour du travail bien fait, un esprit humble et une passion sans limite...

Ci-dessus une partie du matériel et les "Bote", prononcé "boté", malles en bois et bambou dans lesquelles les gens la troupe du Bunraku rangent les accessoires ou costumes de scènes.

Le décor arrive par camion à la Maison de la Culture du Japon.

Ci-dessus une photo de groupe réunissant tous les techniciens, intermittents qui participèrent à la réalisation à Paris.
Cette fois-ci je profitais de l'occasion pour y emmener 2 de mes enfants. Ils eurent le privilège de voir le Bunraku de face et des coulisses. Ci-dessous c'est un joueur de Shamisen qui explique comment tenir cet instrument...puis Aki et Toshi occupés à trouver de quoi s'amuser...



Nous organisons un pot avec les techniciens de Strasbourg. Yves avait apporté son jeu de Go.
Pauvre Yves, lui qui espérait trouver un adversaire de taille, aucun de la troupe ne maitrisait les rêgles. La barre fut abaissée aux rêgles du Gomokunarabe, sorte de "puissance 5" adaptée au Go.